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Repas portugais suivi de la projection d’Entre les mains du fado

Katai Guerreiro

Le dimanche 15 avril 2018, à 12h00. Sur réservation, places limitées, à prix libre.

Manuela, Isabelle, Jérôme et les bonnes volontés se retroussent les manches et vous préparent tempura de haricots verts en entrée, morue à la portugaise en plat principal, et pastéis de nata pour le dessert. L’on finira même avec la génoise dite Pâo de Lò pour accompagner le café. Venez donc profiter avec nous du croustillant, du salé et du sucré des terres ensoleillées, puis découvrir si ce n’est pas déjà fait l’iconique Katia Guerreiro et l’incroyable voix de cette fadista au grand cœur, filmée par Jérôme lui-même.

Précisions sur le menu

  • Entrée : Tempura de haricots verts
    Les haricots sont d’abord cuits dans l’eau puis trempés dans la pâte à tempura avant d’être frits.

  • Plat : Morue à la portugaise
    Morue accompagnée de pommes de terre sautées et d’olives noires, le tout cuit au four. Un plat qui fleure bon l’été et se mange sans faim.

  • Dessert : Pastéis de nata
    Cette recette, qui nous vient de la ville de Belém, aujourd’hui quartier de Lisbonne, n’est autre qu’un flan pâtissier sous forme de tartelette. Tenue secrète pendant des siècles, elle a longtemps été un mystère. Seules les pâtisseries issues de la production artisanale de la Fabrica dos pastéis de Belém ont le droit à leur prestigieuse dénomination, contrairement aux tartelettes.

  • Café et Pâo de Lò

Katia Guerreiro, entre les mains du Fado

Depuis le succès de l’album Fado Maior qui la révéla aux oreilles du monde entier, Katia Guerreiro incarne mieux que tout autre la voie originelle du fado, le cercle des rigoureux amateurs l’ayant adoubée, jusqu’à la comparer à l’incomparable Amalia Rodrigues. Mais plus que la lettre, c’est l’esprit qu’elle a retenu de cette référence majuscule : une spiritualité à chaque ligne, d’une phrase exacerbée à des confidences chuchotées, des textes ancrés dans cette tradition, des histoires d’amour qui finissent mal, ces maux bleus qui raisonnent du plus subtil écho. Ceux de l’intranquille Fernando Pessoa, du plus contemporain António Lobo Antunes, deux des poètes lisboètes qu’elle a visités. Les yeux fermés, les mains nouées derrière le dos, Katia Guerreiro en offre pourtant une version qui transcende les clichés du genre, osant même ouvrir les horizons en conviant des artistes tels que le sambiste Martinho Da Vila et la diva Amina Alaoui. La saudade brésilienne comme le tarab marocain rappelle le destin tragique du fado, sujet à de longs blues atemporels. Tous ne font que d’autant mieux souligner son talent, une technique sans faille mais une corde sensible, sur un fil, au bord du précipice, un drame intime qui renvoie à l’universel, des éclats d’âme qui font chavirer cœurs et corps.
 
« De toutes les fadistas de la nouvelle génération Katia Guerreiro est la plus poignante. Lorsqu’elle cesse de soulager de son chant profond les âmes blessées, elle part soigner les corps meurtris dans un hôpital de Lisbonne ou elle est employée comme médecin urgentiste. Elle tourne à travers le monde ou son fado proche du sublime ne manque pas de déclencher les passions, mais ne peut se résoudre à arrêter l’exercice de la médecine. En refusant la logique des paillettes et la fatalité de la souffrance, Katia échappe ainsi au risque d’affadissement et aborde son art par le versant le plus exigeant pour le grand bonheur de ceux qui l’écoutent. »

source : viavoxproduction

 

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